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Meet Music Magazine review: Yamaha MW12
       Yamaha MW12
[ Auteur: Roger Roland ]  [ Edition: Nr.221 - Mai 2007 ]
Dans le monde audio, Yamaha est sans doute une des marques les plus connues, si pas la plus connue. Et c’est aussi un gigantesque empire. On trouve des instruments de musique réputés, du matériel de studio ou de sono, et ceci à tous les niveaux. Que vous soyez un super pro ou un absolu débutant, Yamaha possède de quoi vous satisfaire. Le test ici s’adresse plutôt au home studio, et vous allez voir que la marque japonaise est toujours à la page.

PRESENTATION
La MW12 est une console analogique à 12 entrées, comportant une interface USB pour le transfert audio depuis et vers un ordinateur Mac ou PC. De plus, le séquenceur de Steinberg Cubase LE est inclus dans la boîte. Il suffit de connecter la MW12 à un ordinateur Mac ou PC grâce au câble USB inclus pour transférer de l’audio stéréo dans les deux directions, depuis la console jusqu’à l’ordinateur et vice-versa, via la connexion USB (à une fréquence d’échantillonnage de 44.1 kHz ou 48 kHz). Pas besoin d’installer des pilotes propriétaires, la MW utilise les pilotes des systèmes d’exploitation. On peut donc dire qu’il s’agit d’un matériel qui ne devrait pas donner de maux de tête…nous n’allons pas nous en plaindre.

DESCRIPTION
Cette table est d’une largeur de trente-deux centimètres pour une profondeur de quarante-deux et une épaisseur de onze centimètres environ. On le voit, ce n’est pas une grosse console mais pas non plus un machin minuscule. Le poids est de cinq kilos. Dix faders sont présents: huit pour les entrées individuelles, un pour un sous groupe et un pour le canal “master”. Les six premières tranches disposent d’un réglage de gain et d’un filtre passe haut. Les deux dernières font l’impasse sur ces deux équipements. Toutes les tranches disposent d’un égaliseur trois bandes fixées à 10 kHz, 2,5 kHz, et 100 Hz. On enchaîne avec deux auxiliaires dont le second est post fader tandis que le premier peut être au choix pré ou post de manière individuelle. Ensuite est placé un réglage de panoramique sous lequel on trouve un gros interrupteur carré marqué “on” qui s’illumine joliment de jaune lorsque la piste est ouverte. Le fader enfin, d’une course de six centimètres. Il est accompagné d’un PFL et d’un bouton d’assignation vers le sous-groupe. Si celui-ci n’est pas enclenché, la piste passe directement dans le master. Une alimentation fantôme globale est prévue et l’on trouve encore une prise casque avec réglage de volume, un retour deux pistes avec un autre réglage de niveau, des volumes “master” pour les envois d’auxiliaires et leurs retours. Un ledmètre à douze niveaux est présent en haut à droite de même qu’un témoin de mise sous tension. La table est fournie avec un transfo externe et un câble USB. Le mode d’emploi est assez conséquent et disponible en anglais, français, allemand et espagnol. Il est très clair et prend la peine d’expliquer en détail le fonctionnement de la table et aussi du Cubase LE. Passons à la suite de la description: la partie arrière. Le moins que l’on puisse dire est qu’elle est bien remplie au niveau connectique. Jugez donc: six entrées “micro” en XLR doublées en jack pour les entrées “ligne”, avec une possibilité d’insertion TRS sur chaque canal. Les deux entrées suivantes (celles dont les pistes ne possèdent pas de réglage de gain) sont des entrées stéréo en jack ou en RCA en -10 dBu. On trouve les sorties principales en XLR et en jack. Une sortie “control room” en jack est également présente, de même que les sorties de sous groupes. En RCA on trouve encore un envoi et un retour “deux pistes”. Bien entendu, une prise USB est présente et sous l’interrupteur de mise sous tension vient se visser le câble d’alimentation externe.

UTILISATION
Bien entendu cette table ressemble à n’importe quelle table de sono. Elle peut d’ailleurs servir lors de petits concerts. Mais l’intérêt majeur de cette Yamaha MW12 vient de la possibilité d’enregistrer directement en sortie de celle-ci, sans avoir besoin d’une carte son ou d’un convertisseur externe, puisqu’il suffit de se brancher sur votre ordinateur via le câble USB et l’affaire est faite: vous enregistrez sur votre logiciel favori. Si vous n’en disposez pas, le Cubase Le fourni vous sera bien utile. Il n’y a rien à installer avec cette petite console, il suffit de la brancher et elle est immédiatement reconnue par votre ordinateur. Difficile de faire plus simple. Le premier test est concluant: j’ai immédiatement enregistré une piste sans même ouvrir le mode d’emploi, ce qui est un point fort remarquable. On peut enregistrer au maximum deux pistes à la fois, et les différentes pistes seront relues via le retour “deux pistes”. Il est donc impossible d’enregistrer en une seule passe plus de deux entrées sur des pistes différentes. On peut bien entendu enregistrer plusieurs pistes “table” mais elles seront regroupées sur une piste stéréo. Bien entendu, on aurait préféré pouvoir enregistrer sur des pistes audio différentes, mais cela aurait sans doute fait grimper le budget. Par contre, les égalisations que l’on peut appliquer à l’enregistrement sont prise en compte, ce qui n’est pas toujours le cas dans ce type de table.Un bon point pour Yamaha. Au niveau latence, elle était insignifiante sur mon ordinateur. Il est donc clairement possible d’enregistrer plusieurs pistes en plusieurs passage sans aucun problème de décalage ou autre. Si vous sonorisez de petits concerts, vous pourrez bien entendu les enregistrer directement sur votre ordinateur. Il est même possible d’écouter directement via le casque le retour du magnétophone (pour parler en langage classique…le magnétophone étant ici votre PC ou votre Mac).

QUALITE SONORE
Les convertisseurs utilisés sont des convertisseurs 16 bit travaillant en 44,1 ou 48 kHz. “Quoi, seulement 16 bit et pas plus haut que 48 kHz?” vont hurler certains… Pas de panique! Pour réaliser des démos c’est bien assez, surtout au niveau de la fréquence d’échantillonnage. Il est certain qu’au niveau quantification, le 24 bit aurait été plus intéressant, mais bon, cette table est orientée home studio de manière très claire et il est donc inutile de proposer plus. Faire du “pro” à la maison n’est pas vraiment possible, quoi que puisse raconter les constructeurs pour vendre leur salade. Vous pensez bien que si enregistrer un album de qualité top avec un enregistreur à 500 € était possible, cela se saurait…mais bon, la pub est aussi là pour nous faire rêver, non? Revenons plutôt dans le monde réel: Yamaha a choisi de jouer franc jeu et ici le son de la table tient d’abord et surtout à la partie analogique de cette MW12. Et sur ce plan, force est de reconnaître que Yamaha sait y faire. Les fréquences d’égalisation sont bien choisies, et le souffle brille par son absence. Toujours au niveau de l’égalisation, il faut reconnaître que le son reste clair et intelligible même lorsqu’il est fortement égalisé, et qu’il ne devient pas agressif ou nasillard, ce qui est souvent le cas dans cette gamme de matériel. Bien sûr les esprits chagrins vont sans doute regretter l’absence d’égaliseurs semi paramétriques ou autres perfectionnements. Mais tout a un prix et ici le constructeur s’est clairement concentré sur l’essentiel: proposer un matériel simple à utiliser (je suis encore épaté par la simplicité du branchement via le câble USB) qui fonctionne de suite, sans aucun problème. J’ai travaillé quelques jours avec cette table et je dois avouer que le pari est réussi. Il faut juste se souvenir que vous n’enregistrerez pas plus de deux canaux à la fois. On se prend bien sûr à rêver du même modèle permettant l’enregistrement simultané sur huit pistes, pas exemple…Yamaha doit certainement avoir un projet en ce sens pour un autre modèle.

BUDGET
Inutile de prendre votre souffle, de consulter le solde de votre épargne, ou de revendre vos Sicav: cette MW12 est vendue à 518,00 euros (prix brut conseillé TVA comprise), et on ne peut pas dire qu’à ce prix l’acheteur soit volé, loin de là. D’autant qu’en plus de la table, on reçoit un Cubase LE et un câble USB, et qu’on peut donc immédiatement commencer à utiliser cette jolie petite table pour enregistrer sur votre ordinateur. De plus, il ne s’agit pas d’une marque inconnue mais bien de Yamaha, ce qui est en soi un gage de qualité. Vous pouvez donc acquérir cette table sans aucune arrière pensée.

CONCLUSIONS
Après ce qui précède, vous imaginez bien que les conclusions ne peuvent être que flatteuses. Le prix de cette table est très abordable, la qualité semble au rendez-vous, et surtout la mise en œuvre est ce que j’ai rencontré de plus simple jusqu’ici. Si vous avez l’occasion de la voir chez votre revendeur habituel, n’hésitez pas à passer un peu de temps à l’essayer. Comme moi, vous serez séduits.

PROCONTRA
  • Simplicité d’utilisation
  • Rapport qualité prix
  • Qualité Yamaha
  • Enregistrement limité à deux pistes à la fois
  • Convertisseurs 16 bit
  • QUOTERING    [ declaration cotation ]
     
     GLOBAL
     Design
     80%
     Finition
     80%
     Image de marque
     85%
     Concept
     85%
     Mode d’emploi
     90%
     FABRICATION
     Habillage
     80%
     Finition
     81%
     Qualité de fabrication
     80%
     POSSIBILITES
     Applications
     82%
     Connexions
     85%
     ERGONOMIE
     Visualisation
     83%
     Architecture
     80%
     Manipulation
     80%
     Feeling des commandes
     80%
     Progressivité des commandes
     70%
     QUALITE SONORE
     Qualité des EQ
     78%
     Qualité globale
     81%
     BUDGET
     Prix/Concept
     84%
     Prix/Fabrication
     86%
     Prix/Possibilites
     85%
     Prix/Qualité sonore
     82%