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Meet Music Magazine review: Pioneer DJM-400
       Pioneer DJM-400
[ Auteur: Kevin Jaspar (A.L.F.) ]  [ Edition: Nr.51 - Mars 2007 ]
Si vous recevez la fiche technique d’un DJ, il y a fort à parier que la marque Pioneer y soit mentionnée. Ce n’est pas de la pub: c’est la simple réalité. Pioneer est devenu une marque incontournable dans le Djing. Quoi de plus normal que de tester la nouvelle mixette du constructeur aux yeux bridés.

PRESENTATION
La console ici présentée est de type «clubbing» et conviendra parfaitement à la musique courante, la techno et la drum’n bass. Il s’agit d’un modèle numérique au look et au feeling complètement analogiques. Elle ressemble comme une sœur aux autres modèles de la marque tels que les DJM 500, 600 et 1000 que nous avons déjà testés.

DESCRIPTION
La DJM 400 est une console de mixage 8 entrées gérée par un micro-processeur 96 khz/24 bits/bsp 32 bits. Il s’agit du même processeur que sa grande sœur, la DJM1000.
La couleur dominante est le noir avec çà et là de discrètes touches de gris. Elle accuse trois kilos deux cents sur la balance et ses mensurations sont de 22,3 x 30,4 x 10,6 centimètres (Longueur, Profondeur, Hauteur). La surface de contrôle se divise en trois parties. A gauche, on remarque les deux réglages de volume micros, un égaliseur basique, nous y reviendrons, un talk over. La partie pré écoute casque où l’on peut choisir les deux canaux ou le master ainsi que le niveau casque. La prise casque est située sur la face verticale, hors de toute atteinte accidentelle.
Au centre sont situées les commandes de jeu. Outre les deux faders et le cross fader on trouve deux égaliseurs (un par canal) à trois bandes «full kill». En haut sont situées les gains et les sélecteurs d’entrées qui pourront faire office de transformateurs. Un Vu-mètre occupe la position centrale. Deux interrupteurs «fader start» sont placés de part et d’autre des faders. Sur la partie de droite on rencontre tout en haut le «level master» sous lequel est placé le compteur de BPM présent sous la forme d’un petit écran LCD, suivi de neuf interrupteurs poussoirs dont la plupart s’illuminent. Terminons la description par le sélecteur d’effet, le sélecteur d’entrée où seront appliqués les effets et un potard nommé «Depth». Terminons par le bouton «on/off» concernant l’effet. Le «vrai» bouton «on/off» qui place la table sous tension (qui c’est ce tension?) est situé à l’arrière de la DJM400 en compagnie de toute la partie connectique de l’engin, qui est toute en RCA hormis les deux entrées «micro» qui sont en jack. Aucune trace de connecteurs XLR, ouiiiiiiiiiiiin! Par contre il y a bien un mode d’emploi bien illustré qui est en Anglais, Allemand, Français, Italien, Espagnol et... le Néerlandais!

POSSIBILITES
Jetons un œil sur les différentes fonctions qui se trouvent sur chacune des deux tranches, en partant du haut vers le bas.
Chacune d’elles possède un bouton qui permet de sélectionner quelle entrée sera utilisée (phono, line et CD). Les gains qui permettent d’ajuster les volumes entre plusieurs pistes, donnant une grande aisance de manœuvre, c’est un des points forts de la marque.
Les égaliseurs 3 bandes (hi, mid et low) sont en réalité des isolateurs, ce qui veut dire que si l’utilisateur les place en position minimum, là ou les bandes de fréquences sont réduites à néant. Autrement dit, si les trois potards sont placés à fond dans le négatif, on entend plus rien. Il est possible également d’ajouter 9 dB. Aucun revêtement n’est placé sur les différents potards (au contraire de la DJM1000), ce qui pourra dans les cas extrêmes les rendre un peu glissants. Rien de grave mais j’aime chercher la petite bête. Les boutons-poussoirs nommés “cue” servent à la pré écoute. Il est bien sur possible d’écouter plusieurs pistes à la fois, mais également d’écouter le master.
Bien évidement les faders, avec leurs 60 mm de course, sont équipés d’un bouton plat, tout comme ses prédécesseurs.
Toutes les tranches possèdent également un fader start qui permet de faire démarrer un lecteur CD comme le CDJ-1000 pour ne citer que lui.
Et enfin la DJM 400 possède un VU mètre qui permet de surveiller 3 signaux différents. Le master bien entendu, mais également celui des 2 canaux simultanément.
Indépendamment des deux canaux, les entrées micros (uniquement en jack, ce qui est dommage vu que les XLR sont un standard dans ce domaine) possèdent chacune un réglage de volume et un petit EQ rudimentaire. Juste en dessous se trouve un sélecteur à 3 positions on/off et la fonction “talkover”. Qu’est-ce qu’un talkover se demandent certains? Cette fonction permet de diminuer le volume automatiquement à chaque fois qu’un signal est capté par un des micros. Dans le milieu on parlera de compression en plongée ou «ducker» si vous aimez la langue de Shakespeare. Le multi-effets lui se compose de deux parties distinctes. La première comme sur les modèles précèdents sert à la sélection de l’effet et de la piste utilisée, ainsi qu’au dosage du volume de l’effet. La deuxième partie elle est bel et bien une nouveauté. Il s’agit d’un compteur de BPM (beat counter) qui permet d’activer les effets sur le rythme de la musique et ce sur 5 mesures rythmiques différentes, tout à fait automatiquement. La DJM-400 est également équipée du petit sampler dit «intelligent». Je m’explique: en temps normal un sampler nécessite qu’on définisse le point d’entrée et de sortie de la boucle. Dans le cas présent il suffit de lui donner le point d’entrée d’une simple pression sur un des poussoirs du beat counter et le loop se fera seul et se stockera automatiquement sur ce même bouton. Après cela, libre à vous de les reproduire comme bon vous semble.

ERGONOMIE
Compact, la DJM 400 est une passe partout. Que se soit chez vous, dans un flightcase ou même dans votre sac a dos, elle saura se faire discrète.
L’écart entre les faders et le cross fader ajustable est bien respecté, ce qui permet de réaliser des figures de scratches, ce qui n’est pas sa fonction première. De même qu’entre chaque potentiomètre des EQ oû l’on peut passer deux doigts en même temps sans problème. La prises du casque a été très habilement placées sur la face avant verticale pour libérer la surface de jeu. Bien vu!

QUALITE SONORE
La DJM-400 est dotée du même processeur 96Khz/24bit que sa grande soeur la DJM-1000. Par conséquence elle possède une qualité sonore très similaire. Si ce n’est que ce modèle ne possède pas de sortie XLR, ce qui entraîne fatalement une légère différence entre ces deux modèles. Du côté des effets, il y a pas mal de changement. Le Pitch mythique a disparu au profit du nouvel effet nommé “ROBOT” qui a une sonorité plutôt surprenante, je vous le conseille sur le micro. Les banques d’échantillons qui se synchronisent automatiquement sont tout aussi surprenants et font également partie des atouts de cette DJM400, tant que les rhytmes ne sont pas trop complexes. Pour conclure le pitch des samples s’adapte automatiquement au pitch du track, cela vous évitera les mauvaises surprises.

BUDGET & CONCLUSIONS
La DJM-400 coûte 549,00 euros (prix brut conseillé TVA comprise). C’est un prix normal pour se type d’appareil. Elle est très robuste et la palette d’effets propose en effet de vrais outils créatifs. Elle est fiable et son processeur 96Khz/24bit lui donne une très bonne qualité sonore. La DJM-400 peut servir dans bien des cas de figures. Compact et discrète elle ne prendra pas trop de place chez vous, elle fera également une très bonne seconde console pour faire des sets à plusieurs et sa petite taille et son ergonomie permettront de passer du mixe traditionnel au passe-passe en oubliant pas quelques scratches.

PROCONTRA
  • cross fader ajustable
  • La générosité au niveau des gains
  • effet “ROBOT” et autres
  • BPM-linked samplebank
  • pas de connectique XLR pour les micros