S’il y a une chose que l’on voit de plus en plus souvent sur les scènes, c’est le micro sans fil.Les prix se sont démocratisés, la qualité globale est en hausse, et chaque fabricant rivalise d’ingéniosité pour obtenir un résultat optimal.Je reçois à l’instant deux modèles de chez Shure, et j’avoue être assez pressé de découvrir ce qu’ils ont dans le ventre.
PRESENTATION
La série SLX se situe en milieu de gamme chez Shure.Il s’agit d’un système UHF “diversity” comportant de nombreuses possibilités au niveau des micros disponibles, à main ou en cravate, en serre-tête ou encore des systèmes pour guitares.Shure présente cette gamme comme robuste, fiable, simple à utiliser et générant un son de qualité.J’ai reçu un seul récepteur portant le joli nom de SLX4, et deux micros à mains SLX2: un Beta 87 et un SM86.L’ensemble est livré dans une valise (bonne idée)… en carton (dommage). Cette série peut utiliser jusqu’à un maximum de 12 systèmes indépendants.
DESCRIPTION
Le récepteur SLX4 fait une unité rack de haut, pour une demi en largeur.Il est donc possible d’en placer deux dans un rack, côte à côte.Le fabricant a prévu de quoi les fixer de façon stable.L’avant est assez réussi: plastique noir et grand écran vert.Un témoin à gauche de l’écran donne le niveau d’entrée du signal audio. A droite de l’écran se trouvent deux boutons rectangulaires nommés “menu” et “select”.Les noms parlent d’eux-mêmes et servent à la programmation du récepteur.Après les deux switches est placé un témoin lumineux nommé “ready” qui s’allume lorsque les fréquences de l’émetteur et du récepteur sont synchronisées. Suit un gros bouton rond.On a envie d’appuyer dessus, je le fais et une led rouge nommée “sync” clignote… je vais regarder dans le mode d’emploi, qui est bien fait et rédigé en neuf langues.Le français y est mais pas le néerlandais… nous en parlerons plus loin.A l’extrême droite est placé l’interrupteur de mise sous/hors tension.Après l’avant, voyons l’arrière.Deux antennes, la prise pour le transfo, une sortie XLR et une sortie asymétrique en jack.On termine par un bouton de volume accessible au moyen d’un tournevis en croix.On peut régler ici le niveau de sortie du récepteur.Du côté des micros, ils se ressemblent grandement au niveau du look.Seul le Beta 87 possède le petit élastique bleu qui rend cette série reconnaissable.Les deux corps sont semblables: deux mini switches nommés “mute” et “select”.Sur le premier est imprimé en plus le signe d’un interrupteur.On comprend à quoi ce bouton peut servir.Lorsqu’on l’allume, le petit écran LCD s’illumine en vert, de même que la lampe témoin au-dessus de l’écran, qui est verte ou rouge, suivant que le micro est “mute” (fermé) ou pas.Petite précision concernant les deux modèles qui m’ont été livrés. Ils sont tous les deux à condensateur, mais le Beta 87 est de directivité hypercardioïde alors que le SM86 est cardioïde.Il faudra donc veiller à disposer les moniteurs de façon adéquate, en fonction du modèle utilisé.
UTILISATION
C’est ici que nous allons découvrir si ces micros sont simples à utiliser, puisque c’est une des caractéristiques de cette série d’après le constructeur.La réponse est: “oui”.Simple, cela l’est assurément.Un petit carton avec quelques dessins fait office de mode d’emploi ultra rapide.Avantage du dessin: c’est universel (sauf sur d’autres galaxies, peut-être, mais les habitants n’ont pas besoin de micros car ils utilisent la transmission de pensée).Je vous narre cela en plus de temps qu’il n’a fallu pour le faire: on allume le récepteur et le micro.Si la led “ready” est verte, on peut chanter de suite. Si elle ne l’est pas, pas de panique! On dévisse le bas du micro (là où se logent les 2 piles AA), on vise avec le bas du micro (marqué “sync”) le recepteur puis on appuie sur le gros bouton “sync” du dit récepteur. Et paf! cela marche, le récepteur se cale automatiquement sur la fréquence envoyée par le micro.Bien entendu, j’ai un peu joué et changé exprès les fréquences pour voir si cela marchait toujours, et je n’ai pu prendre en défaut le système.Du vrai “plug and play” sauf qu’on ne “plug” rien J . Difficile de faire plus simple.Petite astuce intéressante: pour allumer ou éteindre le micro, il faut appuyer un certain temps sur l’interrupteur (deux secondes).Idem sur le récepteur. Ceci évite les manipulations intempestives.Si cela n’est pas suffisant, il y a moyen de verrouiller les commandes du micro en appuyant les deux touches dans un ordre précisé à l’intérieur du micro.Cela n’est d’ailleurs pas aisé, car les boutons sont vraiment petits (je sais, j’ai de gros doigts, c’est pour cela que j’ai de grosses narines).Dans ce cas, même éteindre le micro n’est plus possible, et encore moins les autres manipulations.Que dire d’autre? Que l’autonomie d’un jeu de piles est de huit heures environ (la balance, le concert et les rappels et la balance du concert suivant).Que l’écran du micro comprend un témoin de charge des piles, et qu’on retrouve un témoin de batterie trop faible sur le récepteur.On peut aussi signaler qu’il est possible de régler le gain au moyen d’un interrupteur intégré sous la tête du micro (il faut dévisser la tête).Il y a deux positions: -10 dB et 0 dB.Cela dépendra surtout du niveau sonore de votre chanteur (si c’est du métal, mettez -10 de suite).Tous les réglages de fréquences et de groupes de fréquences (il est conseiller d’utiliser le même groupe de fréquences) se font aisément, mais de façon plus simple sur le récepteur que sur le micro, ceci étant dû aux dimensions des boutons.Ne voyez là aucune critique: la petitesse des interrupteurs sur les micros est un gage de sécurité.Un chanteur ne pourra pas éteindre accidentellement un micro.Tous les sonorisateurs savent qu’il faut habituellement mettre du gaffa sur les interrupteurs afin d’être certain que personne n’y touche.Ici on pourra garder le gaffa pour autre chose .
QUALITE SONORE
L’utilisateur a le choix entre plusieurs micros.J’avais à ma disposition un Beta 87A et un SM 86, mais on peut aussi obtenir un SM 58, un Beta 58, un Beta 87C, ou encore l’émetteur de poche pour micros cravate ou instruments.Le son sera donc directement influencé par la capsule utilisée.Ici j’avais affaire à deux modèles à condensateurs.Le signal reçu est très pur, exempt de bruit de fond.Le Beta 87A convient très bien à ma voix, et je l’ai préféré au SM86 mais c’est absolument personnel.On ne le répétera jamais assez: une voix est unique et il faut essayer plusieurs micros avant de trouver celui qui convient le mieux à votre timbre.Dans les deux modèles reçus, il y avait une constante dans la qualité sonore et la pureté du signal.On a ici affaire à du sérieux, un véritable outil prévu pour durer.Je ne peux sur ce point qu’être très positif.Shure n’est pas une grande marque sans raison.Cette série ne peut que confirmer la qualité proposée sur les modèles à fil.J’avais justement un Beta 87A à fil, et je dois avouer que la différence était perceptible, mais moins que ce que l’on pourrait imaginer.Tout bon pour ce chapitre, donc.
BUDGET
Le récepteur SLX4 coûte 399 euro, le micro SM 86 369 euro et le Beta 87 469 euro (prix bruts HTVA).Le prix est amplement justifié, et nul doute que ces micros vont servir sur toutes les scènes dans les mois qui viennent.
CONCLUSIONS
En débutant l’article, je citais les dires du constructeur à propos de cette série SLX.Force est de constater que le contrat est rempli.La qualité est là, tant au plan sonore qu’au niveau de la construction. De même la simplicité d’utilisation est telle que même les débutants pourront utiliser ces modèles sans stress.On ne peut que s’en réjouir.
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