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Meet Music Magazine review: Radial Workhorse
       Radial Workhorse
[ Auteur: Roger Roland ]  [ Edition: Nr.104 - Augustus 2011 ]

500 Series Rack




(L''article se retrouve dans Meet Music Magazine édition 272, que vous pouvez obtenir gratuitement dans plus de 650 points de distribution au Benelux. Cliquez ici pour les connaître.)


Le « système 500 » a été créé par la marque mythique Api à une époque où les acheteurs pouvaient faire équiper leur console de modules au choix. Certains voulaient des préamplis, d’autres des compresseurs ou des égaliseurs. Le constructeur a donc standardisé ses modules, de manière à les agencer au choix du client. Le fameux format « 500 » était né, et a depuis été repris par une multitude de firmes. Plus dans les tables mais dans des racks externes. La preuve avec ce que je reçois pour ce nouveau test : un rack rempli de modules divers (bien que nous soyons en été).

PRESENTATION


Radial ne fait pas dans la porcelaine (logique : le constructeur n’est pas établi à Limoges, mais au Canada). Alors que certains constructeurs sortent timidement un ou deux modules, le constructeur canadien propose non seulement un rack pouvant accueillir huit unités différentes, mais également huit modules différents. Je me suis laissé dire qu’à terme, Radial proposerait pas moins de vingt-quatre modèles, même si aujourd’hui je n’en reçois que six. Le concept du format 500 est simple : un boitier où viennent se ficher un certain nombre de modules. Ce boitier fournit l’alimentation électrique et les connecteurs d’entrée et de sortie. Radial va plus loin : outre le fait que l’arrière est riche en connecteurs en tout genre, on dispose en plus d’une section « master » qui se comporte comme un mixeur traditionnel avec des transformateurs de sortie Jensen sur la sortie « Main Out », ce qui pourra apporter une jolie couleur analogique. Un circuit séparé de monitoring pour la relecture avec deux sorties « casque » est également présent. Plusieurs Workhorses peuvent êtres chaînés en vue de faire monter la configuration à 16.24, voire même 32 canaux.

DESCRIPTION


Ce rack est construit comme un tank : il est solide, robuste et lourd. Et il est assez haut : pas moins de trois unités de rack. L’avant du Workhorse est donc vide sur la partie principale. Tout au plus remarque-t-on à l’arrière des fentes prévues pour la connexion des modules. Sur la partie droite, par contre, c’est assez chargé : huit potards « level » doublés à chaque fois d’un encodeur rotatif « balance », et d’un interrupteur pour mettre en contact les modules d’entrée et de sortie. Remarquons encore les deux prises casque avec le réglage de volume unique, ainsi qu’un réglage de volume principal et un autre pour les moniteurs. Le dernier bouton se nomme « mono » et demande peu d’explication. Faisons le tour du bâtiment… A l’arrière on compte huit fois la même chose (le rack pouvant accueillir huit modules), c’est-à-dire : une entrée en XLR, une sortie en XLR, ceci est doublé par une entrée et une sortie en jack. Un troisième jack nommé « omniport » est également présent, nous en reparlerons. Deux interrupteurs dont nous reparlerons également sont nommés « link » et « feed ». La partie inférieur du rack comprend trois connecteurs « sub D25 » nommés « summing mixer input 1-8 », « direct out 1-8 » et « input 1-8 ». La partie « master » comprend deux sorties « Main out » en XLR et en jack (deux connecteurs séparés). Deux jacks d’insert en TRS sont également présents. On remarque également des sorties moniteurs (en jack et en XLR), et deux entrées et sorties en jack nommées « Expansion Buss » pour les petits veinards qui voudront relier plusieurs machines. Terminons par la broche spécifique pour l’alimentation, qui se relie à un transfo externe et par deux borniers à visser pour la prise de terre (châssis et circuit). Ces connecteurs « ground » sont destinés à ceux qui souhaitent effectuer un câblage d’alimentation « en étoile », comme cela se fait dans les gros studios professionnels.

MODULES / UTILISATION


Dans sa grande bonté, l’importateur Radial a donc mis à ma disposition six modules différents. Nous allons les découvrir en détail. Commençons par le début : le préampli nommé « PowerPre », qui est de couleur bleue. Un XLR est présent (en plus de celui qui existe à l’arrière). Ceci peut simplifier le branchement. Un petit interrupteur peu accessible enclenche l’alimentation fantôme. Il vous faudra la pointe d’un tournevis ou une branche de lunette pour la mettre en service. Ceci évitera toute manipulation intempestive, mais est un peu pénible d’accès. Le réglage de gain est complété par un switch à trois positions nommées « punch », « linear » et « breath ». Ceci vous permet de faire varier la couleur du préampli. Un filtre passe haut fixé à 100 Hz s’enclenche au moyen d’un petit bouton rond dont le modèle est abondamment présent : c’est une volonté du fabricant d’utiliser au maximum des pièces communes pour faciliter la maintenance et le service après vente. Un second bouton inverse la phase de 180 ° tandis que le troisième insère un atténuateur de 15 dB. Un led-mètre à dix segments est présent tout en haut du module. Le « KomitComp » est un compresseur, comme son nom l’indique. Sa couleur est le vert kaki. Si vous cherchez un modèle simple à utiliser, vous l’avez trouvé. On compte trois encodeurs rotatifs : le gain, le ratio et le limiteur. Un interrupteur vous permet de choisir le temps d’attaque et de relâchement en trois valeurs (slow, medium, fast). Le PhazeQ est gris-bleu, et va jouer, comme son nom l’indique, sur la phase. Il arrive qu’un signal soit complètement hors phase, ce qui se résout aisément en inversant celle-ci. Mais lorsque le signal est presque en phase, ou à peine en phase, le fait de l’inverser ne va pas améliorer grand-chose. Avec cet outil, il vous est possible de me