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Meet Music Magazine review: Kawai CA93
       Kawai CA93
[ Auteur: Dirk De Paepe ]  [ Edition: Nr.260 - Août 2010 ]

DIGITAL UPRIGHT PIANO




(L''article se retrouve dans Meet Music Magazine édition 260, que vous pouvez obtenir gratuitement dans plus de 650 points de distribution au Benelux. Cliquez ici pour les connaître.)


Le CA93 est un nouvel instrument haut de gamme dans la série des pianos digitaux domestiques de Kawai. C’est un piano en premier lieu, mais, grâce à de nombreux sons et possibilités supplémentaires, c’est aussi un instrument très polyvalent. Le CA93 s’oriente donc vers un groupe cible très large de musiciens à domicile exigeants.

Construction


La stabilité du meuble est réellement impressionnante: ce CA-93 est un roc, même dans les passages les plus audacieux.
Le pupitre trouve sa place au-dessus de l’instrument, exactement là où on aime le voir. Il n’y a aucun obstacle pendant le jeu. Le pupitre est soutenu par trois pointes métalliques qui ne permettent, à part la position couchée, qu’une seule inclinaison (même si, sur ce type d’instrument, on aurait même pu penser disposer de plusieurs angles d’inclinaison). La construction est solide, les commandes faciles. Avec une largeur de 784mm, on peut y poser jusqu’à quatre pages de partition. L’habillage en cuir de la base augmente encore la stabilité des partitions. La hauteur de 195mm est impeccable pour les partitions ‘officielles’, si vous utilisez des copies sur feuilles volantes, vous avez tout intérêt à placer quelque chose de dur à l’arrière.
Le couvercle coulisse facilement dans le meuble, et il n’offre aussi aucun obstacle pour le jeu. Là aussi, on est impressionné par la qualité de la construction.
Les touches en bois du clavier sont recouvertes d’une matière synthétique ‘Ivory Touch’: qui absorbe la transpiration et qui offre un excellent grip. Il s’agit donc d’un compromis de qualité. Pour ce CA-93, Kawai a fait appel à une mécanique RM3 Grand, une construction très sérieuse et franchement fiable, sans double échappement. Les touches se laissent d’abord enfoncer de 9mm (débattement standard), si l’on pousse énergiquement, on arrive à une amplitude de 12mm, alors que - par exemple - dans le cas du piano à queue acoustique Kawai RX2, on atteint seulement 10mm. En tenant compte de la force que vous appliquez à la touche pour arriver à 12mm, je ne vois aucun problème à craindre.
Les pédales sont évidemment montées de manière fixe dans le meuble, comme dans le cas d’un piano droit classique. Pour le meuble, vous pouvez choisir entre trois finitions: palissandre, cerisier, acajou ou noir satiné.
Pour le système d’amplification, on a chois quatre haut-parleurs 7cm et deux 1,9cm, complétés par un système Soundboard Transducer, qui s’occupe de la restitution des basses via la table de résonance qui est montée dans le dos du meuble. Le tout est alimenté par 2 amplis de 50W et un autre de 35W pour le Transducer.
A la droite du clavier, on trouve le bouton on/off et un réglage de volume. A la gauche, on trouve toutes les autres commandes, ainsi qu’un écran LCD avec 2x16 caractères.
A gauche sous le clavier, on dispose des connexions, ainsi qu’un crochet de suspension pour votre casque audio.

Finition


Kawai affiche clairement de proposer ce CA93 comme un instrument haut de gamme, et cela se remarque immédiatement à la qualité de la finition. Tout est parfait, sous toutes les coutures, et toutes les parties mobiles (pupitre, couvercle, pédales, touches...) fonctionnent comme on peut l’attendre d’un instrument de ce niveau: exactement comme elles le doivent.

Mode d’emploi


Un manuel en français est disponible chez les distributeurs, qu’ils peuvent obtenir au format digital via Kawai. Ce mode d’emploi comte 96 pages et est construit de manière logique, avec des explications et des illustrations sur tout ce qu’il est nécessaire de savoir.

Image


Bien que Kawai ne profite pas de la popularité de Yamaha ou Roland, il fait incontestablement partie des grands noms du monde des pianos digitaux pour les connaisseurs. Leur expérience de 80 ans dans la construction de pianos acoustiques y est évidemment pour quelque chose.

Possibilités


La polyphonie atteint sans problème 192 voies.
80 sons sont à disposition, répartis dans plusieurs catégories: Piano 1, Piano 2, E.Piano, Orgue, Orgue d’église, Harpsi & Mallets, Strings, Vocal&Pad, Bass/Guitar.
Vous disposez de beaucoup plus de possibilités de réglage que nous ne pouvez en imaginer : toute une série d’effets (réverb, chorus, delay, tremolo, rotary, égaliseur), modes claviers (dual, split, quatre mains), réglage de dynamique de frappe, une série d’accordages en tous genres, un enregistreur MIDI 90000 notes, un métronome, et une très large section Virtual Technician (pour notamment l’intonation et la résonance). Toutes ces fonctions sont d’excellente qualité. Leur domaine d’application est souvent évident, mais parfois cela va un peu chercher loin. En tous les cas, ils vous offrent de prendre en main cet instrument de manière très poussée. La section Virtual Technician vaut vraiment la peine d’être découverte, parce qu’elle offre des possibilités un peu spéciales, qui peuvent vraiment influencer le caractère de cet instrument (par exemple, faire varier votre instrument entre un piano à queue de concert qui vient d’être accordé et un vieux bastringue de fond de tripot).
Vous pouvez sauvegarder les sons que vous avez adaptés vous-même. Il est même possible de les sauver sur un support extérieur. Mais soyons honnêtes, qui aura besoin de faire cela un jour?
Il y a aussi une fonction ‘leçon’ prévue, avec une série d’oeuvres éducatives et de nombreuses chansons démos.
Il y a tout simplement trop de possibilités pour les détailler toutes. Vous pouvez donc les découvrir en entier sur www.kawai.de.
Pour les connexions aussi, je préfère vous renvoyer au site internet, mais soyez sans crainte, on a tout ce qu’il faut sous la main avec en plus deux remarquables ports USB (To Device et To Host).
En fait, je dois absolument vous parler des possibilités via USB. Quand vous insérez votre clé, l’enregistreur va la reconnaître automatiquement et se transformer de lui-même d’un enregistreur MIDI en enregistreur audio! C’est de cette manière extrêmement simple que vous pouvez réaliser de vrais enregistrements audio au format mp3 ou en wav, format non compressé. Bien entendu, vous pouvez aussi retourner à l’enregistrement MIDI avec la clé dans le port. Kawai est actuellement le seul fabricant à proposer cette technologie, et je suis certain que cela fera le bonheur de nombreux musiciens. En plus, vous pouvez aussi accompagner de véritables enregistrements audio. Super, non?
Et pour conclure ce chapitre, encore un mot de quelque chose qui manque à l’appel: General Midi. N’est-ce pas indispensable sur un instrument de ce genre? Non. Parce que, pour ceux qui veulent absolument orchestrer avec des instruments GM (ou jouer sur des fichiers GM), voilà ce que je conseillerais: utilisez un module GM à part et connectez-le avec une sortie audio. Très simple et parfait à utiliser. Si le CA93 vous convient pour tout le reste, ne vous embêtez pas avec ce genre de détail.

Réponse


Le clavier est typique de ceux que l’on retrouve sur les pianos digitaux et donc avec une attaque plus légère que celle que l’on retrouve sur les pianos à queue acoustiques. Il n’est pas équipé de ce que l’on appelle un double échappement, et donc on n’a pas la deuxième résistance. Il n’existe pas non plus de valeur nulle, voilà ce qui fait que l’on a toujours au moins un son extrêmement léger, même quand on appuie extrêmement lentement sur la touche. Quelles en sont les conséquences? Un peu moins de contrôle des nuances extrêmement calmes (en gros, tout ce qui est en dessous du pianissimo) et une répétition de touche un peu moins extrêmement rapide. Voilà, il faut dire ce que l’on doit dire. Mais quelle est la gravité de ces conséquences? Là aussi, il faut être honnête. Ce concept de clavier détermine en grande partie le groupe cible qui va acquérir cet instrument. Tout le monde, sauf ceux qui veulent profiter des potentialités extrêmes d’un piano à queue classique (autant dire une écrasante majorité de musiciens) trouveront dans ce CA93 le meilleur clavier possible. La résistance des touches offre d’excellentes sensations et l’action est parfaitement égale. Il réagit incroyablement bien à toutes sortes de nuance en legato, staccato et martellato. La très grande majorité des musiciens seront d’ailleurs plus virtuoses avec ce type de clavier qu’avec un piano à queue, précisément en raison de cette attaque plus légère et aux parfaites caractéristiques mécaniques. Parce ce que, en ce qui concerne les possibilités de répétition ‘un peu moindres’, personne ne s’en plaindra jamais (même Chopin préférait les pianos à queue Pleyel qui n’avaient pas de double échappement) et tout à fait entre nous, personne ne jouera à ce point calmement pour que le clavier ne puisse pas suivre. Et en ce qui concerne l’absence de point zéro: qui connaît une application pianistique qui consiste à appuyer sur une touche sans faire de bruit du tout? En plus, dans le haut volume, la couleur sonore continue d’évoluer jusqu’au point où vous tapez comme un fou sur le clavier. La couverture de touche Ivory Touch assure un excellent contact touche/doigt. Bref, il s’agit d’un clavier qui appartient à ce qui se fait de mieux pour les pianos digitaux. Je suis même convaincu que beaucoup penseront que c’est le meilleur du marché.
Pour les pédales, il en va de même que pour le clavier, une résistance un peu plus légère que pour un piano à queue, mais pour le reste toutes les conditions sont remplies. Même si je pense qu’ici, la résistance aurait pu être un peu plus forte. La pédale de sustain ajoute les bonnes résonances au son et flitre correctement dans les mouvements rapides (d’abord les aigus). Dans le fin dosage, on sent que l’on a prévu 128 degrés. La pédale sostenuto fonctionne de manière ‘simple’, c’est-à-dire que les touches appuyées continuent à sonner, donc sans effet sur les résonances. Mais cela ne pose aucun problème sur ce concept de piano. La pédale u.c. fonctionne aussi bien sur les harmoniques que sur le volume. Que demander de plus? Peut-être un peu plus de subtilité, même si je pense que la plupart des musiciens garderont ce réglage de base.

Son


L’imitation du son en matière de sampling ou de synthèse est un phénomène en soi. Quand on se rappelle des débuts de cette technologie, on se disait déjà que l’on était ‘très près de l’original’ alors que ces sons ne contenaient que quelques caractéristiques élémentaires de ‘the real thing’. Après un temps, on s’est mis à regretter certaines choses et à se dire qu’il fallait approfondir les recherches et à ajouter ce que l’on considérait au départ comme des ‘parasites’ du son pour rendre l’expérience plus crédible et coller aux caractéristiques de l’instrument. Pour un piano, il s’agit entre autres de tous les bruits mécaniques des mouvements et des frappes des mécaniques. Mais le jeu compliqué des résonances est aussi un sérieux défi pour les techniciens du son. En raison de sa mécanique compliquée, le son d’un piano acoustique est très complexe, il exige donc de sérieuses connaissances et une énorme mémoire pour le restituer. Et la deuxième génération est arrivée, avec l’ajout de caractéristiques sonores ‘secondaires’, puis la troisième, etc. Jusqu’aux technologies extrêmement évoluées que l’on rencontre aujourd’hui.
Dans cette série CA, Kawai utilise une technique de sampling innovant et très évoluée, le Ultra Progressive Harmonic Imaging sampling (UPHI), que nous avions déjà pu entendre dans le Anytime X (MMM 256 de nos archives sur www.meetmusic.com) et qui est une importante amélioration par rapport à la génération précédente. J’ai l’impression que c’est surtout dans le domaine du jeu ultracomplexe des résonances qu’ils ont fait d’importants progrès. Dans une telle mesure, que je ne peux plus m’imaginer aujourd’hui dans quel(s) domaine(s) le son pourrait être encore amélioré. Ce qui m’a surtout frappé, c’est que - à différents volumes - le son suit fidèlement la construction harmonique d’un piano à queue. Très impressionnant!
Autre domaine dans lequel les sons digitaux se distinguent des acoustiques, et dans lequel Kawai joue un rôle de pionnier, c’est la manière dont le son remplit l’espace. En acoustique, la répartition se fait dans toutes les directions, alors que pour le digital, tout passe par des haut-parleurs, qui ont par définition des limitations dans la dispersion du son, et donc qui offrent des capacités d’écoute très limitées aux personnes qui ne se trouvent pas dans l’angle de dispersion des enceintes. Et très souvent, les pianos digitaux qui sonnent bien pour le musicien, sonnent beaucoup moins bien pour les spectateurs. En cas de répartition limitée, la réverbération naturelle du son dans l’espace où se trouve l’instrument sera également très limitée. Et donc vous pouvez jouer dans un espace avec d’excellentes qualités acoustiques, elles ne seront tout simplement pas utilisées. Et si vous jouez dans un ensemble qui regroupe des instruments acoustiques et digitaux, par exemple un piano digital et un violon, on aura l’impression que les instruments ne se trouvent pas dans la même pièce. Et ajouter de la réverb au son du piano n’apportera qu’une goutte d’eau, parce que la différence existera toujours, et risque même d’augmenter.
Kawai a compris depuis longtemps qu’une disposition adéquate des haut-parleurs permettait déjà d’apporter des solutions. Il y a quelques années, ils ont même intégré une table de résonance à leurs modèles de haut de gamme, et il s’agit là en effet d’un des éléments les plus importants dans la diffusion du son des pianos acoustiques. Ces techniques n’ont pas raté leur objectif. J’ai laissé quelqu’un d’autre jouer sur ce CA93, pendant que je me baladais autour pour vérifier les différences de qualité, en fonction de la position d’écoute. Et bien, il n’y en a quasi aucune. Dans l’espace où j’ai écouté l’espace, l’acoustique était réellement bien exploitée, avec quasiment pas de différence avec ce que l’on entend et ressent avec le piano acoustique RX2 qui se trouve à côté. L’écoute se passait évidemment sans l’application d’aucun effet- comme il se doit. Du très beau travail de la part de Kawai!
En ce qui concerne le système d’amplification, les amplis et les haut-parleurs font très bien leur boulot. Et il n’y avait pas vraiment de différence entre ce que l’on entendait avec notre casque Sennheiser HD650 et avec les enceintes, ce qui n’est pas peu dire! Mais il y a bien une réserve. Le niveau sonore le plus réaliste (en comparaison avec le piano à queue RX2) est atteint avec le curseur de volume au milieu de sa course. Attention donc à ne pas endommager vos oreilles lors de l’écoute au casque. De plus, avec le curseur ouvert à fond et en jouant des accords puissants, on constate de la distorsion dans les enceintes. Juste une vibration minime, dont je ne peux pas vraiment dire si elle provenait de l’instrument ou d’un papier qui traînait dans le coin. Je soupçonne d’ailleurs la deuxième solution. Dans tous les cas, le CA93 se distingue vraiment dans ce domaine. Parce que, il faut bien le dire, ouvrir le volume à fond conduit à des niveaux sonores vraiment exagérés.
Ce système d’amplification, associé à la qualité de sampling, garantit une définition sonore parfaite.
Passons brièvement en revue quelques sons de base. Concert Grand: ce son principal contient toutes les caractéristiques d’un instrument de concert avec des basses chaudes et profondes. Mais aussi une construction harmonique extrêmement riche, qui suit subtilement et naturellement toutes les nuances dans le jeu. Le decay se situe au-dessus de 30 secondes (dans le registre le plus grave), disparait de manière très homogène et se traduit aussi par cette typique et subtile expiration sinusoïdale de la résonnance, qui se manifeste dans les pianos à queue acoustiques. Tout simplement impressionnant. Pop Piano: un spectre moins large, surtout moins de basses, et plus agressif, ce qui lui permet d’entrer plus facilement dans le mix d’une chanson pop, sans prendre la place d’autres instruments. Orgue: très jazzy avec un effet de percussion dominant pour chaque attaque, aussi en legato. Très reconnaissable. Basse: une basse jazzy très utilisable avec beaucoup de définition. Finger Nylon Guitar: très chouette et réaliste, mais avec tout de même des changements de couleur irréguliers dans le jeu en arpèges. Un peu dommage. Vocal: aussi des changements de couleur irréguliers, mais c’est moins gênant ici, au contraire, puisqu’une voix change naturellement de couleur en permanence. Harpsi & Mallets: excellent dans leur registre. On notera que beaucoup de sons se trouvent dans le même style musical, ce qui permettra de composer des ensembles très homogènes.
S’il est préférable de ne pas ajouter d’effets au Concert Grand, ils seront très utiles à ceux qui souhaitent expérimenter de manière créative. Ils sont très efficaces et d’excellente qualité. Malgré le nombre limité de boutons, leur commande est très logique, et de nombreux musiciens pourront profiter de tout leur potentiel.

Budget


Le prix conseillé du CA93 est de 3690 euro (brut prix conseillé, tva comprise) et est tout à fait justifié. Décidément, ce n’est pas cher pour un instrument de ce niveau de qualité. S’il se trouve au-dessus de votre budget, vous pouvez aussi jeter un œil à son petit frère, le CA63.

Conclusion


Et bien, Kawai sort ici une belle preuve de son savoir-faire. Pour ce type de concept, ce CA93 est ce que vous pouvez trouver de mieux pour le moment: dans la plupart des domaines, il s’agit du top absolu, dans d’autres domaines (acoustique et enregistrement audio) il est seul en tête. Les remarques que certains pianistes professionnels feront certainement (voir plus haut), se situent en dehors du concept, et ne sont donc pas pertinentes. Il y a juste une résistance un peu plus forte de la pédale qui aurait été la bienvenue. Mais j’ose à peine en parler, tellement c’est minime. Le clavier est excellent, le sampling est excellent, le système de haut-parleurs est excellent, la table d’harmonie apporte une réelle valeur ajoutée, les nombreux effets et réglages contribuent à une véritable personnalisation des sons, la finition est de très haut niveau et les possibilités d’enregistrement audio, que pour l’instant Kawai est le seul à offrir, sont la cerise sur le gâteau... Vous pouvez tirer vos propres conclusions. Mais en ce qui me concerne: voilà comment un piano digital doit être construit aujourd’hui. (traduction: Philippe Lepinois)


PROCONTRA
  • qualité de sample avec un fantastique jeu d’harmoniques dans les sons de piano
  • excellent clavier
  • la table d’harmonie initie de véritables caractéristiques acoustiques
  • simplicité de réalisation d’un véritable enregistrement audio avec possibilité de restitution
  • de nombreuses possibilités favorisent la créativité
  • très personnalisable
  • la résistance de la pédale aurait pu être meilleure
  • pas de General MIDI
  • transitions irrégulières pour le son Finger Nylon Guitar