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Meet Music Magazine review: DPA 4099 Flashtest
       DPA 4099 Flashtest
[ Auteur: Tim Van Roy ]  [ Edition: Nr.251 - Novembre 2009 ]

Aaah, les guitaristes acoustiques et les micros pour leurs instruments … En voilà, une bagarre, et elle est de longue date! On a beau retourner le problème dans tous les sens, quel que soit le système de micro choisi, cela revient toujours au même reproche: le son est un peu déformé. Le “vrai” son de votre guitare ne semble jamais restitué avec la qualité désirée. Depuis belle lurette, les techniciens savent qu’une guitare acoustique sera d’autant mieux amplifiée que l’on recourra à un micro spécialement conçu pour cela. Mais la plupart du temps, cette option ne peut être retenue pour les guitaristes: en effet, les statifs de micros sont dans le chemin, les micros gênent la vue, il faut toujours rester immobile, bien à proximité, sinon le son n’est plus le même, l’artiste ne peut pas se déplacer sur scène, etc …

Face à ces problèmes, DPA semble avoir trouvé une solution: il s’agit du DPA 4099, un micro que l’on fixe à sa guitare grâce à un ingénieux système, ce qui réduit tous les problèmes évoqués à un minimum. Au départ, il faut donc d’abord fixer le support du micro à la guitare. Il suffit pour cela de le placer contre la caisse et de le fixer d’un simple mouvement coulissant. Mais attention: dans la notice d’emploi, le micro est placé du côté inférieur de la caisse (soit du côté de la chanterelle, ou du MI aigu, si vous préférez). Pendant les tests, nous avons remarqué que le micro risquait de se détacher de l’instrument. Il nous semble donc plus approprié de le fixer “par le dessus” (soit du côté du bourdon, ou du MI grave, si vous préférez)! Une fois le support fixé, nous glissons le micro dans son emplacement, et nous sécurisons le tout grâce aux accessoires prévus pour cela. A ce stade, pas de panique: l’ensemble est conçu de telle sorte qu’à aucun moment, il ne puisse endommager l’instrument.
Bien, on peut commencer à jouer … Le DPA 4099 vient améliorer le son de base grâce à la brillance de ses harmoniques, brillance que n’arrivent pas à restituer les autres systèmes. Le résultat final aboutit à une séduisante image sonore qui paraît beaucoup plus réaliste que lorsqu’on se prive d’un micro. Bien entendu, cette image sonore est en grande partie déterminée par le placement du micro. Le 4099 possède des caractéristiques super-cardioïdes, ce qui lui permet de donner d’excellents résultats dans un spectacle ‘live’. Un élément super-cardioïde permet en fait “d’isoler” le son de la guitare du reste de l’orchestre en évitant ainsi de “repiquer” trop de sons externes, et en plus, un tel élément autorise un gain très élevé sans provoquer de feedback. Une des conséquences de cette caractéristique, c’est ce que l’on nomme l’effet de “proximité”, suivant lequel on a les moyens d’enregistrer d’autant plus de sons graves que le micro est placé plus près de la source musicale. Après un enregistrement, il est possible d’opérer encore certaines améliorations, mais DPA a prévu, via son adaptateur XLR (DAD 4099) faisant partie de la livraison, de proposer une adaptation vis-à-vis de cet effet sur base d’une distance de 20 cm d’écart par rapport à l’instrument. Par conséquent, une égalisation ultérieure devient superflue.
Pas besoin non plus de craindre un enchevêtrement de câbles! Le câble fixe qui prolonge le micro se termine par un connecteur de type ‘micro-dot’, ce dernier étant prévu pour être relié à un émetteur sans fil fixé à la ceinture. Si vous ne disposez pas d’un tel accessoire, il faut alors visser la sortie à un connecteur de type XLR (livré). Et si vous avez prévu d’utiliser ensemble le micro de la guitare et le DPA 4099, la firme a pensé à une solution des plus pratiques: un double câble qui permet de raccorder les deux sources sonores. Le câble qui “tient” au micro paraît assez mince, et donc, à première vue, on ne peut pas dire qu’il dégage une impression de grande solidité. Mais en fait, tout a l’air spécialement construit de manière à ce que le câble gêne le moins possible, comme par exemple, quand il doit passer derrière un vêtement du musicien. A l’intérieur, le câble est muni de Kevlar, ce qui le rend beaucoup plus solide qu’il n’y paraît! Et tant que nous sommes dans les considérations techniques, c’est le moment d’ajouter que le DPA 4099 a besoin d’une alimentation fantôme de 5 volts minimum pour fonctionner. En “repiquant” le son de l’instrument sur une table de mixage récente, cela ne devrait pas poser le moindre problème.
En fait, utilisé seul, ce 4099 est la réponse idéale pour obtenir, dans un environnement ‘live’ relativement calme, la qualité de son que prodigue un bon micro (de studio), et ce, sans qu’il soit nécessaire de recourir au micro de la guitare. Par contre, dès le moment où un groupe se met à produire un certain nombre de décibels, il devient indispensable d’ajouter le micro de la guitare au DPA.
Y a-t-il des inconvénients à signaler? En comptant bien … un seul! C’est … le prix! Le DPA 4099 coûte 400 euros (prix brut conseillé hors TVA). Pour la plupart des guitaristes, cela fait un fameux “paquet” à débourser, même si cela procure une sonorité de qualité supérieure. Il faut donc s’attendre à ce que le DPA 4099 ne soit associé qu’à des guitares d’un certain prix. C’est ainsi que l’on peut en voir un “trôner” sur la guitare Olsen de James Taylor, sur son DVD ‘One Man Band’ (Vous ne l’avez pas? C’est un scandale!). Mais quand on sait que la guitare coûte à elle seule 13.000 dollars, on peut évidemment s’offrir aussi le micro, non?