Meet Music Magazine review: Ludwig Epic Centurian
       Ludwig Epic Centurian
[ Auteur: Joris Peeters ]  [ Edition: Nr.250 - Octobre 2009 ]
Juste en-dessous de la gamme top des batteries Ludwig, nous trouvons deux séries récentes: les Epic et Element Series. Si, pour la Element Series, on peut encore parler d’une série vraiment ‘élémentaire’, les sets Epic, produits à Taiwan, sont quand même d’une classe plus élevée. Les vraies caisses claires ‘exotic’ avec des fûts réalisés dans une sorte de bois moins courante ne se retrouvent en général que dans les séries high end. Les Epic Centurian Snares possèdent trois versions et nous les avons toutes trois reçues pour le test. Ce sont les modèles Walnut/Maple, Sapele et Bubinga, tous au format 14” x 6,5”.

general


Concept
Si nous examinons le produit et que nous le placions dans la catégorie de prix correcte, le concept de cette série de caisses claires semble offrir des snares ‘exotic’ à un prix abordable. La sorte de bois utilisée est en effet la même que celle utilisée pour les caisses claires high end. La différence se situe donc au niveau du prix qui est maintenu relativement bas, grâce aux coûts de production moins élevés.

Design
Pour le look, on peut parler réellement de classe ou de vintage classique. Les tubelugs en sont principalement la cause. Ce qui frappe, c’est que les tubelugs sont assez fins et plus courts que sur la ‘Black Magic’, par exemple, ce qui fait que les vis de tension sont assez longues. La grande profondeur des fûts (6,5”) fait en sorte que les belles nervures du bois sont bien visibles. Principalement le beau dessin des nervures de la version Walnut Burl/Maple est vraiment attrayant. De même, le fût brun rouge du fût en Bubinga aux nervures tigrées respire la classe, tandis le modèle Sapele brun clair possède une texture plus égale. La plaquette minéralogique classique mentionne ‘Ludwig since 1909, Epic Centurian Snaredrum, made in Taiwan’. Les mentions ‘since 1909’ et ‘made in Taiwan’ sont vraiment minuscules et uniquement lisibles qu’à laide d’une loupe (tout au moins, pour votre serviteur).

Finition
La couche de vernis extérieure, l’intérieur bien lisse, les bords porteurs réguliers, les éléments métalliques… le tout fait preuve d’un haut degré de finition et on n’a rencontré nulle part de défauts. Les vis de tension ont même été graissées, un détail non négligeable.

Construction


Parmi les sortes de bois utilisées, le Sapele nous est le moins connu. Il s’agit d’un bois tropical provenant d’Afrique, connu pour sa solidité et sa belle texture. Le Sapele est déjà utilisé depuis longtemps pour la construction de guitares (électriques). Le fût à 12 couches de cette caisse claire possède en outre des cercles de renforcement en Maple, ce qui rappelle les ‘vrais’ fûts vintage. Les deux autres caisses claires possèdent 10 couches de Bubinga et 8 couches de ‘American Walnut over Canadian Maple’. La sorte de bois exotique Bubinga est déjà bien connue dans la construction de batteries. Ici, nous retiendrons que surtout les fréquences graves reçoivent un ‘boost’ dans ces batteries. Le Maple se retrouve dans les batteries professionnelles et il est responsable d’un son chaud, tandis que la couche extérieure en Walnut Burl procure une merveilleuse texture du bois. Les bords porteurs, avec un angle de 45°, sont assez acérés sur les trois modèles, ce qui produira l’attaque nécessaire. Chaque fût possède son trou d’air et 10 ‘tube’ lugs continus.

Système des timbres
Nous avons affaire à un système simple de timbres. Le strainer est du type latéral throw-off et il est basé sur le bon vieux P-85 que l’on trouvait déjà depuis 40 ans environ sur les caisses claires Ludwig. C’est un strainer qui fonctionne bien et on peut aisément régler la tension des timbres en position ‘on’. Le tapis de timbres classique, avec ses extrêmités dorées, garantit un contact parfait avec la peau de résonnance et il est maintenu par des bandelettes de plastic.

Cercles de tension
Ils sont du type pressé classique (2,3 mm ‘triple flanged hoops’) et ils s’accordent fort bien avec le look plutôt vintage de ces caisses claires. Si vous souhaitez plus d’agressivité et si vous frappez de nombreux rimshots, il vous reste l’option des hoops die-cast.

Sonorité


Je compare d’abord les caisses claires avec mon modèle (steel) en métal (d’une autre marque) possédant les mêmes dimensions et également des flanged hoops. Ce qui frappe dès l’abord, c’est que ces modèles en bois possèdent plus de caractère dans leur sonorité. Les harmoniques sont plus riches, le son est plus ‘crisp’. Les trois caisses claires se font remarquer par un son de snare puissant et naturel, et il faut dire que leur profondeur de 6,5” y est pour quelque chose. Elles produisent pas mal de ‘ring’ et je suis enclein à utiliser le moins possible de muffling sur la peau de frappe pour ainsi conserver ce beau son naturel et ouvert. Les trois versions ne se différencient au point de vue sonore que par de subtiles différences. En puissance, la Bubinga l’emporte un rien sur les deux autres, quoiqu’on ne puisse parler d’un son agressif qui transperce corps et âme. Le son de la Walnut sonne le plus plein et, au point de vue vintage, la Sapele l’emporte sur les autres, grâce à sa sonorité chaude, sèche et pleine de caractère. Les rimclicks sont plus présents sur la Bubinga et la Walnut, et moins prononcé sur la Sapele. Les rimshots sont partout excellents. La Bubinga possède ici encore le rendu le plus puissant, la Walnut est plus compacte et la Sapele possède le caractère le plus ‘ouvert’. Ces caisses claires permettent plein de choses. J’aime par exemple de tendre une caisse claire profonde assez fort, de sorte que j’obtienne un son compact et plein de pression, avec cependant la profondeur nécessaire. Si vous préférez une tension plus relachée et un son typiquement rock bien plein, vous serez certainement satisfait avec ces trois Epic Centurian.

Accordage
L’accordage de ces caisses claires est très aisé. Malgré la graisse sur les vis de tension, certaines d’entre-elles ne tournent pas souplement. La différence avec des caisses high end doit se situer quelque part…

Accessoires
Les snares Epic Centurian sont équipées de UTBA heads (des Remo de Taiwan) comme peaux de frappe, et de peaux de résonnance sans nom. La peau de frappe est nettement plus pesantes que les Remo Ambassador d’origine américaine. Avec ces drenières, les caisses claires vont sonner plus ouvert, plus clair et en même temps plus chaud. Un petit conseil: demandez comme extra un set de Remo Ambassador à votre revendeur!

BUDGET


Les modèles American Walnut/Maple (#LCEX6514TXWA) et Bubinga (#LCEX6514TXBU) vous reviennent à 517,40 euro (prix brut conseillé). Otez-en la ristourne habituelle du magasin et vous possèdez une vraie caisse claire ‘exotic’ pour un paquet d’argent moins élevé que chez beaucoup d’autres marques concurrentes. Le modèle Sapele (#LCEX6514TXSA) coûte encore moins et il revient à 465,00 euro. Tous ces montants sont des prix bruts conseillés, tva comprise.

Conclusion


Même si la série Epic n’est pas la gamme top de Ludwig, ces Epic Centurian Snares pourront très bien convaincre le professionnel. Le look est plein de style et le son excellent. Et pour de vraies caisses claires ‘exotic’, le prix est très attrayant. Notre préférence va vers la Sapele avec des cercles de renforcement à l’intérieur du fût. Pour nous, sa sonorité nous plaît le mieux, à savoir pleine de caractère et ‘vintage’. Si vous vous sentez attiré par ces caisses claires Epic Centurian, allez les essayer côte à côte. C’est uniquement de cette façon que vous pourrez constater les différentes nuances dans leur sonorité et comme ça pouvoir décider quelle caisse claire vous convient le mieux.


PROCONTRA
  • Beau look naturel plein de style
  • Sonorité excellente
  • Prix concurrentiel
  • 6,5” est (pour le moment) la seule profondeur disponible